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L’offensive calculée de l’enseignement catholique contre la laïcité

lundi 24 mars 2008, par Kieser ’l Baz (Illel)

Malgré les protestations, malgré le débat soulevé par ses propos en faveur d’un recours aux valeurs morales du christianisme, le Prince-Président ne lâche rien sur le fond. Bien plus, le Ministère de l’Éducation Nationale vient d’accorder un véritable cadeau à l’enseignement catholique.

Les enseignants du secondaire ont fait grève dernièrement car ils protestaient contre la réduction drastique de leurs effectifs. Dans le même temps l’enseignement confessionnel catholique affiche un optimisme qui devrait nous intriguer.

En effet, le 07 février 2008, le site du Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique annonce que « l’enseignement catholique souhaite s’implanter dans les banlieues de plusieurs grandes villes et participer ainsi à l’instauration de l’égalité des chances pour les élèves situés dans ces quartiers défavorisés.

C’est aussi une réponse à la demande des familles et des collectivités locales. Certains des projets présentés au ministère pourraient être mis en place dès la rentrée 2008, dès que l’autorisation administrative sera donnée. Il est prévu de déplacer certains établissements du centre ville vers les banlieues, mais aussi de procéder à de nouvelles créations. (Sources : Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique - http://www.spelc-fed.fr/no_cache/documentation/les-infos-du-mois/a-la-une/lire-larticle/article/lenseignement-catholique-veut-simplanter-dans-les-banlieues.html ?tx_ttnews[backPid]=268&cHash=10ae560748)

Plus d’un mois après Mediamart révèle que « Le gouvernement va aider l’école privée en banlieue ». La version officielle du Ministère de l’Éducation Nationale nous assure qu’il s’agit simplement d’ouvrir une cinquantaine de classes sur des sites choisis - ZEP - pour permettre à des enfants défavorisés de profiter des vertus de l’enseignement privé. Pour l’instant il s’agit de peu de choses mais, au lieu d’enseignement privé, il s’agit d’une faveur accordée à l’enseignement catholique, ni plus ni moins. (Sources : Mediamart - http://www.mediapart.fr/journal/france/210308/le-gouvernement-va-aider-l-ecole-privee-en-banlieue)

Selon les dispositions de la loi Debré de 1959, sans surprise, les pouvoirs publics verseront aux établissements concernés une subvention de fonctionnement proportionnelle au nombre d’enfants inscrits (le “forfait d’externat”) - une contribution obligatoire d’après cette loi. En général, selon la loi Debré, les pouvoirs publics rémunèrent également les professeurs engagés dans le privé selon un usage fixé par la règle implicite du « 80-20 » : 80% des enseignants du public, 20% du privé. Quand le nombre de postes diminue dans le premier, il baisse en proportion dans le second. Mais il est question, cette fois, et c’est plus retors, de rémunérer tous les professeurs du privé engagés dans cette opération. L’information est confirmée par le ministère. Il s’agirait bel et bien de déroger à cette règle qui n’a jamais été votée mais dont l’application sauvegardait le statut quo dans la guerre privé-public.

Le Ministère de l’Éducation Nationale s’apprête donc à bousculer les règles d’usage du financement de l’école privée, dictées par le principe de laïcité. « Un véritable Fonds d’intervention spécifique, dont Mediapart dévoile les détails, sera bientôt mis en place rue de Grenelle, pour subventionner la création d’une cinquantaine de classes dans les cités dès septembre 2008, dans le cadre du plan “Espoir banlieues” annoncé par Nicolas Sarkozy, le 8 février. » (Source : Mediamart, déjà cité) Subtilement le conseiller du ministère chargé du dossier assure : « Ce n’est pas un cadeau que nous faisons au privé, plutôt un effort que nous lui demandons, dans le cadre de sa participation au service public d’éducation. »

On se demande bien pourquoi on s’adresserait à l’enseignement catholique pour contribuer à la mise en place du plan “Espoir banlieues” alors qu’il existe localement des associations animées par des acteurs connaissant bien le terrain, qui pourraient donc rapidement mettre en place des actions périscolaires adaptées à chaque contexte en complément des missions de service public. Cela se pratique déjà en Suède, au Danemark et l’efficacité de ces mesures a déjà été démontrée.

Ce coup de pouce cache cependant des objectifs bien plus ambitieux qu’un simple ajustement technique et financier.

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La genèse d’une lente dérive
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En 2006, Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon, lance un premier défi : « La foi chrétienne ne peut se réduire dans nos établissements à un humanitarisme bon teint. Il faut réconcilier l’intelligence et la foi. Il faut que la première annonce de l’Évangile soit faite. Avouons-le, aujourd’hui, beaucoup d’établissements catholiques n’ont plus de catholique que le nom » (Sources : Famille Chrétienne, septembre 2006)

Dans une charte élaborée pour son diocèse il s’insurge même contre une certaine mollesse compromettante de l’enseignement catholique : « Adhérant sans réserve, par paresse et pusillanimité, à une modernité largement marxisée dans son fond comme dans sa forme, l’enseignement catholique est incapable d’appréhender la post-modernité qui se construit [...]. L’abus des valeurs de solidarité, d’ouverture à tous témoigne de cette dissolution intellectuelle et pratique de la culture chrétienne au sein même de l’enseignement catholique. » (Sources : Témoignage chrétien, http://www.temoignagechretien.fr/journal/article.php ?num=3222&categ=Croire)

« L’abus des valeurs de solidarité, d’ouverture à tous », pas moins ! L’année d’après, poursuivant sans doute un objectif parfaitement concerté il ajoute dans le Monde de l’éducation : « Victime de son succès, l’enseignement catholique a oublié l’essentiel : le Christ et ce qu’il nous dit sur l’homme. » Il semble ne s’adresser qu’à ses fidèles en quête d’un retour aux traditions mais la visée est bien plus ambitieuse.

Cette prise de position intervient à un moment où l’encyclique Evangelium vitæ (1995), qui invite les chrétiens à se mettre en situation d’objection de conscience politique est remise en discussion dans les milieux catholiques. La mise en cause des droits fondamentaux de la personne humaine - entendez : contraception, avortement, mariage et adoption pour les homosexuels - appelle une opposition « sans compromis ». Pour autant, cette contestation de principe ne dispense pas d’agir. Au contraire. « Les catholiques ont le droit et le devoir d’intervenir dans ce déferlement. » Dans le même temps les éditions Privat publient « l’Engagement des chrétiens en politique », par Thierry Boutet qui entend donner des recommandations pour lutter contre le relativisme moral qui n’est plus une menace, mais une réalité... (Sources : Liberté-politique.com, http://www.libertepolitique.com/public/decryptage/article-1848-A-propos-de-/this.href)

La même année, dans le Pèlerin, Jean-Pierre Cattenoz complète sa pensée : « Par esprit de consensus, les projets éducatifs des établissements se limitent en général au plus petit dénominateur commun : la transmission de valeurs comme le partage ou la tolérance. Je pense, moi, que le Christ doit être au centre de l’enseignement catholique. » De la part d’un prélat, de tels propos n’étonnent pas, mais...

On se souvient pourtant que la très pratiquante Emmanuelle Mignon affirmait déjà à l’automne 2007 : « Il faut trouver un moyen pour que les familles de banlieue puissent bénéficier des savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée ou publique. » (Mediamart, même article )

En 2007, Nicolas Sarkozy - obsédé par la dérive morale induite par mai 68 - reprenait cette idée dans son programme présidentiel sans donner de détails - là où cet homme esquive il faut fouiller, puis la déclinait, une fois élu, dans sa lettre de mission à Xavier Darcos, en deux lignes : « Vous ne dissuaderez pas les établissements privés de s’installer dans des quartiers en difficulté, au contraire... » (Source : Mediamart, déjà cité, même article)

On perçoit déjà les mécanismes d’une stratégie qui sera suivie avec application tout en multipliant des annonces tonitruantes et pompeusement officielles affirmant l’exact contraire. (C’est un des traits essentiels de la politique du Prince-Président qui maîtrise parfaitement ce double langage si caractéristique des procédés de communication des grandes entreprises mais aussi des tyrannies)

De nombreux sites confessionnels ne cachent d’ailleurs pas leur volonté de s’engager dans cette stratégie combative, ainsi, par exemple : « la meilleure défense n’est-elle pas d’anticiper et de proposer des solutions ? D’ailleurs, Éric de Labarre n’avait-il pas annoncé il y a quelques mois sa volonté de permettre à l’enseignement catholique de redécouvrir ses espaces de liberté ? Ne faut-il pas saisir cette opportunité du rapport Attali pour agir en amont, en assouplissant et libérant les critères permettant l’accès à ce conventionnement ? » (Source : Le salon beige, http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/02/rflexions-autou.html)

Ailleurs on entend le son plus strident d’une cloche aux tintements antiques : « L’Église, en assurant la défense de ces principes - protection de la vie, défense de la structure naturelle de la famille, protection du droit des parents - et leur promotion, loin de se borner à mener une action à caractère purement confessionnel, ou de s’immiscer dans un ordre qui ne serait pas le sien, remplit sa mission “d’experte en humanité” et de “gardienne de l’ordre naturel”. (Sources : Patrice de Plunkett, http://plunkett.hautetfort.com/archive/2007/04/25/un-appel-de-catholiques-aux-eveques-de-france.html#more)

Nous lisons bien : « Ordre naturel », Jean-Marie et Marine Lepen en sont réduits à des figures de musées.

Prévoir, anticiper et saisir toutes les opportunités, tout en s’appuyant sur la complicité silencieuse d’un puissant acteur politique mais ne jamais perdre son intégrité, tels sont les préceptes d’une église décomplexée.

La mise à profit du plan “Espoir Banlieues” comme catalyseur était donc déjà théorisée, calculée, dosée. La nomination de Fadela Amara au sein du gouvernement Fillon comme secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville auprès de Christine Boutin n’était qu’un leurre parfaitement orchestré. (Il ne restera plus qu’à compter le nombre de conversions des petits mohammad de banlieue - Ces derniers jours, pour Pâques, le baptême de musulmans convertis a fait la Une de bien des journaux... victoire sur les infidèles !)

Parallèlement, le 28/08/2007 sur le site du journal La-Croix, le Secrétaire général de l’enseignement catholique nommé depuis le début du mois, Éric de Labarre, évoque de possibles partenariats avec le public, tout en invitant les établissements privés à réaffirmer leur « caractère propre » (Sources : La-Croix, http://www.la-croix.com/article/index.jsp ?docId=2313025&rubId=788)

Le Président de la République recevra finalement les dirigeants de l’école catholique le 7 septembre, pour en discuter : « En ressortant de l’Elysée, on s’est dit : “Cette fois, ça y est ! Il va nous aider”. Simplement, on se savait pas encore quelle forme ça prendrait », confie Fernand Girard, chargé de ce dossier par Eric de Labarre. (Mediamart)

Dès le 8 septembre 2007, probablement rassuré par ses interlocuteurs ministériels, ce dernier part à l’offensive. Dans Famille Chrétienne, à propos de la règle implicite des 80/20 il assène : « Reste que nous n’avons pas l’intention de nous laisser enfermer dans une logique de quotas : il en va de la liberté des familles de choisir leur école, et de la pérennité même d’un certain nombre d’établissements. » Plus loin il fait référence aux propos sans concession de l’archevêque d’Avignon : « On ne peut pas prendre prétexte de la très grande diversité des publics accueillis dans les établissements catholiques pour se contenter d’un plus petit dénominateur commun pour ce qui concerne l’annonce de la foi. » (Sources : Famille chrétienne, http://www.edifa.com/sitemagazine/index.php ?idrub=23&idmeta=4&idlang=1&idsite=1&archiveid=33230)

Reprenant en écho ce « plus petit dénominateur commun » Eric de Labarre parle à son public, lequel sait déjà que les implications du coup de pouce de l’État sont bien plus importantes que celles qui seront annoncées quand les professeurs de l’enseignement public viendront clamer leur désapprobation. Surtout qu’on leur dira qu’il ne s’agit que de miettes, 50 classes et, surtout, que cela s’inscrit dans une ligne citoyenne, le plan Banlieue. Pas de quoi protester, on prendra le public à témoin de l’immobilisme du corps enseignant. Or, la fameuse « annonce de la foi » va bien au-delà d’une simple question de moyens techniques. La stratégie de la fourberie impose d’avancer prudemment et à petit pas, observer les réactions de l’adversaire à chaque avancée, adapter les stratégies au contexte, avancer toujours...

Déjà de Labarre avait annoncé à ses pairs que, pour 2009, il demanderait que ce nombre soit nettement revu à la hausse. N’en doutons pas, sa demande dépendra des réactions du public français durant les mois qui viennent. Soyons en sûrs, il ne lâchera pas. Il se sait soutenu par le Prince-Président et leur mode opératoire est parfaitement réglé de concert depuis 2006 quand Sarkozy avait annoncé vouloir favoriser la liberté de l’enseignement privé - entendez catholique.

Ainsi, dans sa conférence de rentrée, Éric de Labarre, loin de se montrer discret, paraît au contraire encore plus offensif. Il énonce, le mercredi 25 septembre 2007, le nombre d’élèves qui, faute de places et d’enseignants pour les accueillir, n’ont pas pu s’inscrire dans un établissement catholique bien qu’ils en aient fait la demande : 35 000. « C’est la conséquence absurde d’une règle tacite appliquée depuis plus de vingt ans, et que l’on ne peut contester sans être aussitôt accusé de rallumer la guerre scolaire : le nombre de postes dans le privé ne dépend pas de la demande des familles mais est indexé sur les moyens attribués à l’enseignement public, de sorte qu’il lui est matériellement impossible de scolariser plus de deux millions d’élèves : 17 % des inscrits à l’école primaire, 22 % du secondaire. Parce que cette règle entrave la liberté des familles. » Noble dessein que cette liberté, chère au cœur de la République...

La question est donc posée, ce sera la prochaine offensive de l’enseignement catholique. Faut-il revoir les règles de répartition de postes (80 % pour le public, 20 % pour le privé) en vigueur depuis les années 1980 ?

Interviewé par Denis Peiron dans la-Croix, Éric de Labarre répond : « Cette question fait partie des tabous à ne pas lever si l’on veut éviter de faire renaître des tensions inutiles. Il faut aussi tenir compte des moyens dont l’État dispose aujourd’hui. » (Sources : La-Croix, article déjà cité)

Prudence, les éléments du plan ne sont pas encore définitivement fixés, de plus, on sera bientôt en pleine polémique suite aux annonces tonitruantes du Prince-Président à propos de la primauté du prêtre sur l’instituteur. La discrétion est donc de rigueur. Mais plus loin dans l’entretien, réagissant à une question sur la catéchèse, il abat une nouvelle carte : « En revanche, les éducateurs doivent faire à tous les élèves une proposition d’éveil à la foi, voire de catéchèse. Et s’il y a - c’est ce que nous souhaitons - diversité des publics, il doit y avoir diversité des propositions pastorales. »

Le propos résonne singulièrement en harmonie avec le projet que Jean-Paul II avait résumé dans un discours adressé à la curie romaine, en 1984, déjà : l’école catholique « ne veut exercer aucune pression, quelle qu’elle soit : elle désire uniquement proposer aux élèves les vérités qui concernent l’homme, sa nature, son histoire, et les éclairer de la lumière de la foi ».

Les dossiers vont donc être négociés en catimini et, en mars 2008, le Secrétaire général de l’enseignement catholique peut enfin affirmer : « Le « 80-20 » n’est qu’une règle coutumière, qui ne figure dans aucune loi. Serions-nous au fin fond de l’Afrique ?! Nous sommes prêts à remettre tout ceci à plat. L’école privée ne travaille pas pour le catholicisme, pas pour remplir les églises, mais pour les jeunes de notre pays. » (Dès qu’il s’agit d’une référence d’arriération culturelle et sociale, l’Afrique est de service) Crânement le collaborateur d’Éric de Labarre - Fernand Girard - affirme : « Nous sommes décomplexés ». Le collaborateur du ministre répond : « Nous de même ! » C’est désormais un cri de ralliement !

Assuré que sa stratégie, menée de concert avec le Prince-Président, est efficace, en janvier, le ton monte. Eric de Labarre indique qu’il souhaite un renouvellement des relations contractuelles entre l’État et les établissements privés. Il ajoute « qu’association ne signifie pas assimilation. Nous souhaitons un enseignement catholique contractualisé, pas un enseignement catholique administré ». Ainsi, il encourage les chefs d’établissements à s’opposer à toute tentative de l’administration de l’Éducation nationale de réduire leur liberté. Un groupe de travail “autonomie et contrat” a d’ailleurs été mis en place avec pour objectif de rédiger un “document de référence” sur les obligations des établissements. » Cette fois l’offensive est lancée.

Dans l’entretien (déjà citée) il enfonce le clou : « la loi Debré est moins contraignante qu’on ne l’imagine trop souvent. J’ai l’intention de lancer une expertise et de créer à cette fin un groupe de travail chargé d’évaluer les obligations qui pèsent légitimement sur les établissements et ce que les chefs d’établissements peuvent faire sans avoir à en référer aux autorités académiques. Nos établissements doivent appliquer toute la loi, mais rien que la loi. »

Il termine l’entretien : « je ne veux pas d’établissements catholiques administrés, mais des établissements qui passent avec l’État et les collectivités locales des conventions d’objectif. Je pense que ce modèle pourrait parfaitement être étendu à l’enseignement public ; cela pourrait permettre de le rénover en douceur et de surmonter certains de ses blocages en accroissant la liberté des équipes enseignantes dans les établissements et en leur manifestant ainsi la confiance qu’elles méritent et dont elles ont besoin. » C’est exactement le plan que le Ministère de l’Éducation Nationale tente de faire passer, un statut identique privé/public.

Nous voilà prévenus, les temps de l’entente cordiale sont achevés. Place au plus grand commun diviseur : le Prince-Président et associés ! Plus il affirme qu’il ne touchera jamais au principe de laïcité, plus le soupçon qu’il mène en coulisse une offensive contraire devient certitude. Les propos tenus auparavant, au Vatican, en Arabie Saoudite, dont le dessein sous-tendu fut largement démenti, cachaient bien des intentions dont la mise en œuvre n’a jamais cessé. Il y aura donc des suites.

Il nous faut bien accepter de penser sans faiblesse que le principe fondamental de la laïcité est désormais, bel et bien, sur la sellette, autrement que dans les mots...


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