CommuniquéSur dix de vos amis, trois ont subi des violences dans l’enfance. Parfois durant plusieurs années. Ils n’en parlent jamais ? Cela vous étonne ? Pas nous ! Vous avez déjà entendu parler de la pédocriminalité, la presse en fait ses Unes mais, connaissez-vous cette violence sourde que l’enfant subi, souvent de l’un de ses parents ? |
Mots-clefs :
polygamie, mariage, infidélité, coépouses, sexualité, polyandrie, polyandrogynie, plaisir, procréation, biologie, anthropologie, hédonisme.
Pierre Bamony, Doctorat d’Anthropologie Sociale et d’Ethnologie (Université Blaise Pascal – Clermont II — 2001), Doctorat de 3è cycle de Philosophie (Paris IV Sorbonne), D.E.A. d’Anthropologie (E.H.E.S.S - École des Hautes Études en Sciences Sociales - de Paris), Maîtrise de Philosophie — Licence de Philosophie — Baccalauréat.
— Actuellement, il est Professeur de Philosophie dans un Lycée et de Sociologie dans une classe préparatoire aux Instituts de Formation aux Soins Infirmiers. Il a entrepris des recherches anthropologiques et socio-anthropologiques qui ont donné lieu à un certain nombre de publications :
To Eskhaton, le triangle de la mort — Essai d’anthropologie critique, Grenoble, Thot 2000, 559 p. www.editionsthot.com ;
La solitude du mutant — Éloge de la bi-culture (Étude des rapports entre Français et Communautés étrangères à partir de sa propre expérience au milieu des Français. Cette perspective s’apparente à une démarche de « sociologie participative »), Grenoble, Thot, 2001, 426 p. www.editionsthot.com
Structure apparente, structure invisible. L’ambivalence des pouvoirs chez les Lyéla du Burkina Faso (thèse de doctorat d’anthropologie sociale et d’ethnologie, publié en juin 2004 par l’ANT — Atelier national des reproduction des thèses – Université Lille III) ; des articles scientifiques dans diverses revues spécialisées et dans « Anthropos », en particulier.
Au fond et au-delà de l’union matrimoniale, lorsqu’il s’agit des pratiques sexuelles de la femme, soit on a tendance à méconnaître le fait qu’il existe dans le monde des sociétés où la liberté sexuelle de la femme est tout autant large que celle du masculin ; soit on éprouve de la gêne, de la pudeur même à examiner ce fait humain en oubliant qu’on met en avant les inhibitions morales généralisées. On assiste également à une telle attitude par rapport à l’homosexualité comme si la recherche du plaisir des individus humains doit se limiter à la seule reproduction de l’espèce par l’union hétérosexuelle.
Si la polyandrie est considérée comme le pendant de la polygamie, et si l’on veut renoncer aux préjugés culturels surannés du masculin à l’égard de la femme en tâchant de traiter de façon égale les deux genres d’êtres humains, les raisons qui expliquent l’existence de la seconde pourraient être, suivant des figures différentes, semblables à celles qui rendent compte de la première. Si l’on s’en tient à la définition stricto sensu de ces termes, ils sont assimilables. En effet, des biologistes comme Jared Diamond considèrent que la polyandrie peut s’entendre comme l’union simultanée, souvent durable d’une femme et de plusieurs hommes. Il en est de même du terme polygamie qui, selon le Robert, est employé pour qualifier un homme qui a plusieurs femmes. Sans lui être totalement identifiée, la polygamie (poligamos « qui a plusieurs femmes ») est, néanmoins, différent du premier en ce que le terme grec « gamos » signifie « union » et aussi « mariage ».
En effet, dans la pratique de certaines sociétés, entre autres, chez beaucoup de peuples de l’Afrique de l’Ouest, le polygame épouse une première femme qui est l’unique épouse acquise suivant les procédés matrimoniaux en vigueur chez ces populations. Mais, les occurrences de la vie peuvent l’amener ultérieurement à prendre d’autres femmes qui ne bénéficient pas du même statut que la première épouse. En revanche, le polygyne, tout comme la polyandre, est un individu qui vit en union libre avec deux ou plusieurs partenaires sexuel(le)s simultané(e)s.
Quant aux formes de la polyandrie, qui est l’objet de l’analyse présente, elles peuvent varier et évoluer jusqu’à la polyandrogynie qui peut être définie comme la multiplicité des partenaires et la discontinuité des relations sexuelles. Or, dans toute union permanente, discontinue ou éphémère, il y a la recherche effrénée du plaisir sexuel comme accomplissement biologique. C’est ce qui, dans la polyandrie ou dans la polyandrogynie conduit à des accouplements répétés, à des liaisons sexuelles fréquentes en vue non seulement d’assurer la reproduction des espèces mais essentiellement du plaisir que celles-ci procurent dans l’effectuation de cet acte. Cette recherche du plaisir sexuel chez le vivant en général, et chez l’espèce humaine en particulier, plaisir qui est source d’achèvement et de sérénité biochimique dans l’organisme, nous a conduit à cette hypothèse : suivant le modèle socioculturel des Na de Chine, la liberté sexuelle de la femme serait le commencement du progrès de l’espèce humaine.
Pour vérifier cette hypothèse, nous nous attacherons à montrer l’existence du polypartenariat sexuel dans la nature. Puis, nous verrons que la polyandrie, sous ses diverses figures, est un fait humain permanent. Enfin, avant d’analyser le modèle social des Na de Chine, nous étudierons quelques cas de polyandrie dans la France contemporaine.
Le texte complet est disponible en ligne, ©Pierre Bamony, TM Lierre & Coudrier
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Dictionnaire de référence :
— Alain Rey (sous la direction de) ( 1992 ) : Dictionnaire historique de la langue française, Paris.
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Pierre Bamony, La solitude du mutant : éloge de la bi-culture, Grenoble, Thot, 2001, 426 pages. Étude des rapports entre Français et communautés étrangères à partir de la propre expérience de l’auteur au milieu des Français. Sa démarche de « sociologie participative » nous dévoile des facteurs peu communs de l’intégration.

Il est réjouissant, pour la vieille dame que je suis, de lire, sous la plume d’un homme, que dans la société d’aujourd’hui "l’homme ne sert absolumant à rien".
Par contre, se réclamer de la nature pour appeler à la polyandrogynie universelle me laisse dubitative :
1)Si, dans la nature, c’est sans doute le polypartenariat sexuel qui l’emporte, on y trouve pourtant des comportements sexuels assez divers (dont la fidélité à vie chez certains oiseaux) pour que l’on ne puisse pas, sans gauchissement intellectuel, ériger en modèle tel type de comportement plutôt qu’un autre. On peut dire de la nature ce que Valéry disait de l’histoire : qu’elle donne des exemples de tout, qu’elle justifie tout. Il n’est que de voir comment les moralistes sacralisent ou diabolisent la nature suivant les besoins de la cause.
2)Philosophiquement parlant, nous n’avons pas à fonder les conduites humaines, individuelles ou sociales, sur la nature mais à les orienter selon une exigence d’humanisation qui intègre et transcende les données biologiques.
3)tout projet de tranformation des moeurs doit s’adapter aux exigences minimales de survie proprement humaine des individus et du groupe. Je pense en particulier à la nécessité d’assurer aux enfants la sécurité affective, et assez de propositions culturelles pour leur permettre des choix...
Ceci dit, la polyandrogynie, pourquoi pas ? pourvu que le appétits de chacun se régulent humainement, selon Eros et Agapè.
Si hétéroclites qu’elles soient, ces remarques témoignent de l’intérêt de ce texte. Merci à l’auteur !