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Gisèle Halimi

Aux côtés de

Simone de Beauvoir
, Gisèle Halimi fonde en

1971
le mouvement féministe

Choisir
la cause des femmes
et milite en faveur de la dépénalisation de
l’avortement.

Au

procès de Bobigny
en

1972
, qui eut un retentissement considérable, elle défend une mineure qui
s’était fait avorter après un

viol
, en faisant une tribune contre la loi de 1920. Ce

procès
a contribué à l’évolution vers la loi

Veil
de

1975
sur l’interruption
volontaire de grossesse
.

Le procès de Bobigny, en octobre et novembre

1972
à

Bobigny
(Seine-Saint-Denis),
fut un procès politique de l’avortement
en

France
. Cinq femmes y furent jugées : une jeune fille qui avait avorté après
un

viol
, et quatre majeures, dont sa mère, pour complicité ou pratique de
l’avortement. Ce procès, dont la défense fut assurée par l’avocate

Gisèle Halimi
, eut un énorme retentissement et contribua à l’évolution vers
la dépénalisation de l’interruption
volontaire de grossesse
.

 

Avec l’accord des prévenues, leur avocate Gisèle Halimi a
donc choisi de faire du procès une tribune. « J’ai toujours professé que
l’avocat politique devait être totalement engagé aux côtés des militants qu’il
défend. Partisan sans restriction avec, comme armes, la connaissance du

droit
“ennemi”, le pouvoir de déjouer les pièges de l’accusation, etc. (...)
Les règles d’or des procès de principe : s’adresser, par-dessus la tête des magistrats, à l’opinion
publique
tout entière, au pays. Pour cela, organiser une démonstration de synthèse, dépasser les faits eux-mêmes, faire le procès d’une loi, d’un système, d’une politique. Transformer les débats en tribune publique. Ce que nos adversaires nous reprochent, et on le comprend, car il n’y a rien de tel pour étouffer une cause qu’un bon huis clos expéditif. » (GH)