L'étoile et le croissant  

La légende de la Kâaba

Illel Kieser 'l Baz

La Kâaba est devenu le centre, l'unique sanctuaire, de la Nation musulmane.

Béni est celui qui place sa force en Toi et qui trouve en son coeur les chemins de ceux qui, passant à travers la vallée de Bacàa, en ont fait un lieu plein de sources. (Ps. 84, 5-6)

A cet endroit-là se trouve Kâaba, lieu sacré par excellence.

Ce texte est très complexe du point de vue psychologique car il annonce déjà que le pèlerinage se fait à l'intérieur de soi. On est là au cœur du mécanisme de projection.

La Kâaba n'est ni le tombeau du Prophète, ni un objet d'adoration, ainsi que bien des Européens se l'imaginent. Elle est un temple portant le nom Bit Allah el Haram (maison sacrée d'Allah), et son origine remonte à la plus haute antiquité.

D'après la tradition arabe, elle fut édifiée par Adam, le père du genre Humain ([1]). Détruite par le déluge, elle fut reconstruite, sur les mêmes fondations, par le Prophète Abraham, aidé de son fils Ismaël qui devint par la suite l'ancêtre des Arabes. Elle fut maintes fois réparée dans les mêmes formes et les mêmes proportions. Bien avant l'apparition de l'Islam, la Kâaba était déjà un lieu saint et de pèlerinage que les Arabes venaient visiter. C'était une halte caravanière. Le culte d'Allah l'Unique s'était altéré dans le souvenir des pèlerins qui lui avaient associé celui des Idoles, au nombre probablement mythique de trois cent soixante. Lors de son retour d'exil à Médine, Muhammad les détruisit à l'exclusion de trois : Lât, Uzza et Manât, et l'on s'entretient sur le sexe de ces représentations[2] autant que sur leur sauvegarde par le prophète à l'intérieur du lieu sacré.

Dans l'angle nord-est du monument se trouve scellée El Hadjer el Assoued, la célèbre Pierre Noire, enchâssée dans un cercle d'argent. Aux temps anciens, la pierre était entourée de trois cent soixante idoles que Muhammad détruisit dès son retour d'exil. La tradition rapporte qu'il en préserva trois.

Cette pierre, tombée du Paradis, fut apportée par l'Ange Jibraïl (Gabriel) à Abraham et à son fils, au moment de la reconstruction du Temple. Ils l'enchâssèrent de leurs mains à la place qu'elle occupe encore aujourd'hui. Elle est le repère qui indique au pèlerin le point de départ de ses tournées rituelles. La légende dit qu'elle était primitivement blanche ; elle doit sa couleur noire à la souillure des péchés commis par les pèlerins qui vinrent la toucher et la baiser.

Tout proche de la Kâaba, est creusé le puits ZemZem, dont l'eau miraculeuse avait jailli du sol pour sauver de la soif Ismaël, perdu dans le désert avec sa mère Hadjar. Négligé un temps par les Arabes, il s'était ensablé ; il fut creusé à nouveau par Abd el Moutthaleb, peu d'années avant la naissance de Muhammad, et, depuis ce jour, son eau est l'objet de la vénération des pèlerins qui s'en servent pour leur boisson et pour leurs ablutions, afin de se sanctifier en répétant les gestes de leur Ancêtre. Abd el Moutthaleb est l'ancêtre du Prophète et, comme tel, il répétera lui-même le geste cultuel de la découverte du puits. Il y a bien là une imitatio dei qui nous plonge d'emblée dans un mystère à caractère sacré.

Les fonctions de « Siquaïa » (Intendance des eaux) et de Hadjaba (intendance de la Kâaba) étaient fort recherchées à cause des prérogatives qui s'y trouvaient attachées, et, à l'époque où commence notre récit, elles étaient entre les mains d'Abd el Moutthaleb ben Hachem, de la tribu des Quoraïches, le grand père du futur prophète.

La construction achevée ,il fut enjoint à Abraham : « Purifie ma maison pour ceux qui accomplissent les circuits, pour ceux qui se tiennent debout auprès d'elle, pour ceux qui s'inclinent et qui se prosternent. Appelle les hommes au Pèlerinage pour qu'ils viennent à toi à pied ou sur quelque monture élancée, de tout chemin encaissé ». (Coran XXII, 26-27)

Agar ayant conté à Abraham la façon dont elle avait cherché du secours, il prescrivit que les pèlerins, en accomplissant le rite du Pèlerinage, passeraient par sept fois entre les deux éminences sur lesquelles Agar était montée pour scruter l'horizon et auxquelles furent donnés les noms de Safâ et Marwah.

Plus tard encore, alors qu’il était peut-être à Canaan et qu'il contemplait les pâturages et les champs de blé qui s'étendaient autour de lui, Abraham  se souvint-il de ce fils exilé aux confins de l'Egypte. Et il pria ainsi : « En vérité j'ai établi une partie de mes descendants dans une vallée stérile, auprès de Ta Maison Sacrée... Aussi incline vers eux les cœurs des hommes et accorde leur des fruits pour subsistance afin qu'ils soient reconnaissants » (Coran XIV, 37). C'est ainsi que fut institué le pèlerinage de la Kâaba dans lequel le chiffre 7 joue un rôle important.

Enfin, il paraît intéressant de souligner comment les musulmans conçoivent les fondements de leur religion alors que certains sont transmis par une autre Tradition, notamment chrétienne.

Les cinq Apôtres

L'Islam, du point de vue de sa propre généalogie, situe la place du Prophète relativement à ceux qui l'ont précédé. Sa mission n'en apparaît que plus clairement.

L'insertion de Muhammad dans le mythe biblique est aussi importante que la place d'Ismaël par rapport à Isaac.

En effet, la notion de répétition est primordiale dans la structure des mythes et dans l'institution des cultes. Le culte est la répétition d'un geste créateur. Et Muhammad, en sa qualité d’homme ne pouvait échapper à la répétition du cycle ni à l’imitatio dei.

Selon l'Islam, cinq grandes figures apostoliques se dégagent dans le mythe biblique. On les appelle « Les apôtres doués de constance ». Le premier est Noé, qui s'embarqua dans l'Arche « au nom de Dieu » et avec qui, après le déluge, Dieu renouvela son alliance. Le second est Abraham (Ibrahim), modèle principiel[3] de la foi en Allah, et honoré du titre d'« ami de Dieu » (Khalil Allah). Le temple sacré de la Kâaba à la Mekke, construit par Seth, fils d'Adam, ou par Adam lui-même, avait été détruit par le déluge. Abraham aidé d'Ismaël le rebâtit (Coran 2, 127). Il pria pour qu'un prophète « issu d'eux » fut envoyé à la Mecque (2, 127). Et il sera prêt à immoler son fils. Certains hadith parlent d'Isaac, mais l'ensemble de la tradition se prononça pour Ismaël, ancêtre des Arabes, sans oublier l'épisode de Hagar, mère d'Ismaël. Le sommet du cycle abrahamique est certainement l'immolation d'Isaac commandée par Dieu qui, au dernier moment, lui substitua un bélier. Ce sacrifice et la substitution de la victime annonce les prochaines étapes de l'intériorisation des rites idolâtres ; le sacrifice, dans sa représentation devra se perpétuer dans la Communauté des humains, la Oummanité[4](37,107-108).

Le troisième Apôtre « doué de constance » est Moïse, qui fut « l'interlocuteur de Dieu ». Il traverse les quarante jours du désert ( 7, 142), Dieu lui parle, depuis le buisson ardent sur la montagne (28,29). Il lui remet la Torah pour les fils d'Israël (7,145). Et quand Moïse, assoiffé de Lui, demande à Dieu de le voir face à face : « Tu ne me verras point, répondit le Seigneur, mais regarde vers la montagne ! Si elle s'immobilise en sa place, tu Me verras ». Quand son Seigneur se manifesta à la montagne, il la mit en  miettes et Moïse tomba comme foudroyé. Reprenant vie, il s'écria : « Gloire à Toi, je reviens à Toi et je suis le premier des Croyants » (7,143). On peut aussi évoquer les mystérieuses rencontres de Moïse et d''l-Khidr, l'initiateur, que certains identifient à Elie, et qui le conduisit à la sagesse par des actes extra-ordinaires.

Peu à peu, le lecteur apprend à repérer les étapes qui conduiront jusqu'à l'ère moderne. L'évolution de la relation que l'humain entretient avec l'inconscient est ainsi balisée. Le rapport de l'Homme au monde évolue et se transforme peu à peu, aboutissant à la maîtrise complète des forces mécaniques de la Nature.

Puis vient Jésus (Isà), fils de Marie, quatrième Apôtre « doué de constance ». Il est le messie, l'apôtre de Dieu, il est le Verbe de Dieu (kalimat Allah) jeté dans le sein de Marie (4,171), fortifié par l'Esprit de Sainteté » (2,87 et 253). Il est le seul homme qui « à l'image d'Adam » n'eut point de père. Dieu « l'a crée de poussière », puis a dit « soit ! (Kun !) » et il fut (3,59). C'est la même Parole réalisatrice qui opéra la création du monde et la création d'Adam. Souffle de l'esprit dont nous parlerons peu dans cette étude[5]. Les juifs « n'ont ni tué, ni crucifié (Jésus), mais il leur sembla seulement » (4,157), et il fut « élevé auprès de Dieu ». Du cycle coranique de Jésus se détachent maints épisodes : sa naissance au désert sous le palmier (19, 16-33), le miracle de Jésus soufflant sur des oiseaux d'argile qu'il a façonné et qui s'envolent (3,49 ; 5,110), ou la « table garnie » descendue du Ciel à la prière de Jésus quand ses disciples lui demandaient un signe (5,112-113). S'y joint le cycle de Marie, son long séjour et son éducation au Temple.

La gloire du prophète est le constant et unique message que Dieu lui a confié pour les hommes. Sa vie, ou plutôt les instants privilégiés où celle-ci se présente comme autant de raccourcis de sa mission, s'offrent ainsi à l'intériorisation méditative des croyants. Ce sont les thèmes de choix de maintes œuvres soufis. On songe par exemple aux très belles méditations de Hallaj sur la vocation de Moïse « prophète des signes », qui ne vit point Dieu face à face[6], mais sut fortifier sa voie sur le seul témoignage des « signes » envoyés par Dieu. Ibn Arabi, plus tard, entreprendra de revivre successivement l'expérience religieuse de chaque grand-prophète-envoyé.

La légende ainsi que les témoignages que l'histoire nous renvoie nous permettent d'appréhender les comportements visant une imitation divine. Par ces gestes, l'Homme cherche plus que la répétition servile d'un acte sacré. Il s'agit avant tout d'une préparation à quelque chose de primordial. Ce n'est pas le geste qui importe, c'est ce à quoi il tend. La simple connaissance de la finalité d'un geste implique conscience et discernement ; or c'est ce qui manque le plus généralement dans l'adhésion aux religions, celle-ci faisant office de refuge plutôt que de lutte intérieure. L'expression « opium du peuple » se justifie amplement. Pourtant l'Islam, à la base, c'était l'aménagement du culte et la liberté par rapport à celui-ci ; on entrevoit la méprise.

Muhammad est, chronologiquement le cinquième des « Apôtres doués de constance » ; qualitativement c'est le premier de tous, puisque son message est appelé à parfaire tous les autres. Son rôle prophétique, tel que le manifeste le Coran, correspond à celui que reçut la Communauté des croyants. Il est dans la continuité de la mission des autres Envoyés. Le Coran est un tout, et les récits coraniques concernant les témoins de Dieu, d'Adam à Jésus, font foi pour le musulman.

Enfin puisque nous possédons une abondante source documentaire sur Muhammad, malgré les longueurs que cela risque d'imposer au texte, arrêtons-nous sur la légende de la naissance du Prophète[7] que nous compléterons  plus loin par un récit de sa vie.

La naissance du Prophète

Abd el Moutthaleb, intendant de la Kâaba, sortit un jour du sanctuaire, tenant par la main Abd Allâh, son fils préféré qui allait se marier.

Sur le parvis du Temple était assise une femme de la tribu des Bni Ased, nommée Qutayla, qui, à la vue du jeune homme, se dressa, manifestant une brusque surprise. Elle le dévisagea avec une insistance particulière, et, fascinée par une lumière surnaturelle qui rayonnait sur son front, elle l'interpella : « Où vas-tu donc ainsi ?

— Là où me conduit mon père.

— Si tu consens à t'abattre sur moi, à l'instant, tu auras plus de chameaux que ton père ne pourraient en sacrifier pour racheter ton existence. »

Stupéfait d'une telle impudeur, surtout en présence d'un personnage aussi respectable que l'était Abd el Moutthaleb, Abd Allâh répondit : « Je suis avec mon père et je ne puis lui désobéir ni le quitter. »

Il se détourna, plein de confusion, et rejoignit Abd el Moutthaleb qui le conduisit à la demeure de Ouhab ben Abd Menaf, avec la fille duquel il devait se marier. C'était en l'an 569 de l'ère chrétienne. L'année suivante allait être capitale pour l'humanité.

Abd Allâh emmena son épouse dans un château appartenant à son oncle Abou Thaleb ; il consomma le mariage et y demeura trois jours et trois nuits. Lorsqu'il en sortit, il rencontra de nouveau Qutayla, cette femme qui l'avait interpellé précédemment avec si peu de retenue, et il fut surpris de la complète indifférence avec laquelle elle le regarda passer. Abd Allâh était réputé le plus beau des jeunes Mekkois ; sa mâle prestance avait surexcité la passion de la plupart des femmes de la ville à un tel point que, à l'annonce de son mariage, elles étaient tombées malades de dépit et de jalousie. Mais Qutayla n'était pas une vulgaire amoureuse ; elle était la sœur de Ouaraqua ben Noufel, le savant, célèbre dans toute l'Arabie, par sa connaissance des Livres Sacrés ; elle avait appris de lui qu'allait naître, en ce pays, un Prophète dont le père était reconnaissable à une lumière rayonnant sur son visage avec des reflets de perle ou d'étoile...

Elle avait reconnu ce signe sur le front d'Abd Allâh, et conçu le rêve ambitieux de devenir la mère de l'Apôtre annoncé. Aussi, déçue dans son espoir, ne prêta-t-elle plus aucune attention à Abd Allâh, quelle que fût sa beauté. Ce dernier, ignorant ces détails, se sentit froissé d'une telle indifférence, succédant si rapidement à une telle ardeur, et dit à Qutayla : « Eh bien ! tu ne me renouvelles pas l'invitation que tu me fis tout récemment ?

— Qui es-tu ?

— Abd Allâh ben abd el Moutthaleb

— Ah n'es-tu pas celui dont le front m'était apparu auréolé d'une lumière qui maintenant a disparu ? Qu'est-il donc arrivé depuis notre rencontre ? »

Il lui raconta son mariage et Qutayla, comprenant que la lumière accompagnant le futur Prophète était passée du front d'Abd Allâh dans le sein d'Amina, son épouse, lui dit : « Par Allâh ! Je n'avais pas fait erreur ; j'avais découvert sur ton front une pure lumière que j'aurais désiré posséder dans mes entrailles. Mais, maintenant, elle appartient à une autre femme qui enfantera le « Meilleur des Êtres crées » et il ne reste plus rien en toi qui me puisse intéresser ».

L'année de l'Eléphant allait commencer sous ces augures.

Ainsi Abd Allâh apprit-il de cette savante femme, la grossesse de son épouse et l'avenir réservé à son fils qu'il ne devait pas avoir le bonheur de connaître, car il mourut à Yatsrib deux mois avant la naissance de Muhammad.

Amina, la mère de l'Elu d'Allâh, a dit :

« Depuis le jour où j'ai porté mon fils dans mes entrailles, jusqu'au jour où je l'ai déposé, je n'ai jamais ressenti la moindre douleur.

« Je ne sentais même pas sa lourdeur et je ne me serais nullement doutée de mon état, si, après la conception, et au moment où je venais de m'endormir, un ange ne m'était apparu et ne m'avait dit : « Ne t'aperçois-tu pas que tu es enceinte du Seigneur de ta nation, de son Prophète ? Apprends-le. » Et, au même instant, un rai de lumière, s'échappant de mon sein, s'élança vers le nord, jusque vers la terre de Syrie.

Quand approcha le terme de ma délivrance, l'ange m'apparut de nouveau et me recommanda : « Lorsque tu mettras au monde ton enfant, tu réciteras ces paroles : J'ai recours pour lui à la protection d'Allâh l'Unique contre les méchancetés des envieux , et tu nommeras Muhammad, c'est à dire le Louangé par tous les habitants du Ciel et de la Terre. »

Au moment du passage de la planète El Mouchteri, une traînée de lumière s'échappa pour la seconde fois du sein d'Amina, dans la direction de la lointaine Syrie, et illumina les palais de la ville de Bosra. Dans le même temps, d'autres prodiges étonnèrent le monde : le lac Saoua se dessécha subitement ; un violent tremblement de terre ébranla le palais de Kesra Anouchirouane et renversa quatorze de ses tours ; le Feu Sacré, allumé depuis plus de mille ans, s'éteignit malgré les efforts de ses adorateurs persans, et toutes les idoles de la terre furent trouvées la tête honteusement courbée sur la poitrine.

L'imagination populaire trouve toujours à nourrir son appétit de merveilleux dans de pareilles circonstances, même s'il s'agit de justifier après coup l'événement que l'imaginaire cherche à embellir. Ce n'est pas la vérité psychologique qui importe là, mais le contenu des images, leur articulation et leur finalité.

Tous ces signes effrayèrent ceux qui en furent les témoins. Mais, malgré les prédictions d'El Moudzenab, le devin des Farsis, averti par le songe qu'un immense bouleversement dans les destinées de l'Univers verrait le jour en Arabie, l'événement n'eut aucune portée lorsqu'il se produisit. En effet, la naissance d'un enfant Quoraïche à Mekka, petite ville perdue au milieu du désert, petit centre caravanier ignoré ou méprisé des fastueux palais de l'Orient et de l'Occident, passa complètement inaperçue.

 

La vie du Prophète pourrait donner lieu à plusieurs volumes d'études psychologiques tant les détails sont abondants, les sources convergentes et vérifiables. N’oublions pas qu’il s’agit d’un personnage historique que, par ailleurs, les gardiens de sa parole que furent ses disciples furent aussi les inventeurs des méthodes d’investigation de l’histoire : retourner aux sources, établir les convergences et divergences sur le récit des faits, ne s’en tenir qu’aux éléments minima qui font l’objet de certitudes, etc.

 

Illel Kieser ‘l Baz


[1] - Notons en passant que genre humain et Homme universel ou Homme total s'écrivent de la même façon  'l insanou 'l mitali.

[2] - Fatna Aït Sabbah y fait malheureusement très peu référence. La femme dans l'inconscient musulman, éd. Sycomore, 1986.

[3] – Je le prendrai également comme principe de l'humain au plan psychologique. Même s'il convient de mettre cet axiome en discussion. Selon moi, avant Abraham, nous sommes en présence de forces psychiques qui demeurent au plan pulsionnel archaïque. Cependant qu'avec Abraham, nous sommes en présence de force plus personnelles, plus facilement actualisables.

[4] – Le terme est forgé par Slimane Zeghidour sur la base de la notion de Oumma, et, convenons qu'il raisonne bien.

[5] – Néanmoins, dans un volume ultérieur, une étude plus complète sera consacrée à l'approche du sang, de la salive et de l'exhalaison.

[6] – La figure de style est mystérieuse mais elle l'est moins si l'on compare à la clinique psychologique classique. Faire front, c'est traiter d'égal à égal par décision intérieure. On ne traite pas ainsi avec Allah. Psychologiquement, l'inconscient est fondateur de la conscience et du Moi.

[7] – Il me semble justifié de donner le plus grand nombre d'informations sur la tradition islamique, peu connue encore aujourd'hui.

[8] – Ce détail est intéressant d'un point de vue anthropologique.

Plan du site – Vers le haut de page En savoir plus sur l'auteur
Envoyez vos commentaires et vos questions au régisseur du site. Copyright © — 1997 Lierre & Coudrier éditeur