Les images, approche nouvelle
Support de portique-Court des Lions de l'Alhambra

Des pétroglyphes aux Mythes – des contes aux icônes modernes

Mythe, histoire et images intérieures 1,  
Catherine Barbé

Si, depuis Kant et Bergson, la psychologie a pris son essor pour aboutir à une théorie de plus en plus cohérente, notamment avec les développements de la psycho-génétique durant ces dix dernières années, il n'existe pas encore de véritable théorie de l'image. Or l'image fait partie intégrante de la vie psychique humaine.
Bien sûr, nous en connaissons différentes approches mais l'intérêt pour elle demeure secondaire voire carrément suspect. La psychiatrie a un avis très expert sur la question, la psychanalyse aussi, les métiers de l'image, également... Fantasmes pour les premiers, sources de création pour ces derniers. Rien de tout cela n'éveille l'intérêt des chercheurs. Mais dans un monde, le nôtre, pas celui de la Patagonie ou des montagnes du Caucase, où l'image est devenu le principal vecteur de communication, on peut s'étonner d'une telle carence. Certes Régis Debray tient une chaire de Médiologie. A-t-il seulement émis une théorie de l'image et de sa dynamique d'action avec les instances de la conscience ? Son mérite réside en ce qu'il a posé le problème.

Qu'en est-il d'un point de vue psychologique et plus globalement anthropologique ? Comment l'image est-elle articulée à la conscience ou bien au contraire dans sa dépendance aux sens ? Agit-elle sur nos perceptions, sur la réalité, sur les objets extérieurs ? Des questions relèvent de la Science, d'autres, selon certains, de la magie et, par conséquent, ne méritent aucun intérêt. Mais la magie n'est-elle pas aussi le fait de l'Homme ? Alors, pourquoi tant de désintérêt ? Pourquoi les rites magiques des indiens Aymaras seraient-ils plus intéressants que ceux des « sorciers » ; du Perche ? L'exotisme ? N'est-ce pas là une marque d'ethnocentrisme, voire de racisme ? Parce qu'il serait impossible qu'il existe encore des sorciers dans des lieux supposés conquis par le rationalisme ? Mais cela pose aussi le problème de la persistance des rites magiques en dépit des efforts de la Raison. Car la Raison – telle que nous la comprenons – ignore ce que l'âme humaine recèle de mystères inexplorés.
Quelques tabous méritent d'être violés, n'est-ce pas ?

L'Histoire des religions nous montrent que l'Homme est confronté aux images depuis l'aube des temps. Parlons des représentations pictographiques. Sont-elles liées à des rites de caractère religieux ? On ne sait pas. Que sait-on d'elles au fond ? Pas grand chose ! Cela n'empêche personne d'émettre un avis autorisé sur toutes ces choses. Chacun y va de sont point de vue !
Les mystiques de différentes religions nous ont rapporté de nombreux témoignages sur les images intérieures mais, jusqu'à présent, hormis C. G. Jung, peu de chercheurs se sont intéressés à cet aspect de la vie psychique humaine.
Nous voulons apporter une contribution aux recherches sur l'image et n'avons pas de tabous.

Catherine Barbé apportera ici les premiers éléments pour la mise en place d'une théorie de l'image dans sa dynamique de l'existence humaine. L'image joue-t-elle un rôle dans notre vie personnelle ? Interfère-t-elle avec les éléments du contexte, tant social qu'historique ? Qu'en est-il du rôle et de la fonction de la Conscience ?
Nous présenterons également une étude étymologique des termes et expressions se rapportant aux images : représentations, métaphore, métonymie, etc.
Nous rapporterons des témoignages sur ce monde car nous pensons que les pensées « créatrices » naissent parfois chez ceux dont ce n'est pas forcément le métier de chercher. C'est pourquoi nous nous intéressons tant à l'Étranger... Et nous verrons de façon encore plus évidente combien les représentations du monde, conscientes ou inconscientes, déterminent notre relation au monde et à son devenir. Nous verrons aussi la démonstration de ce qui apparaît désormais comme un théorème : plus nos systèmes de représentation sont inconscients et plus ils sont dangereux, risquant alors de nous entraîner dans un maelström d'affects et d'émotions si propice à la propagation des rumeurs ou à la reprise de rites archaïques dont nous ne repérerons que la violence et l'ineptie, sans en comprendre la provenance.

La place des images 1,
Catherine Barbé
Individu et collectivité,
Illel Kieser
La mélancolie, une plongée salvatrice,
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Organisation sociale et minorités,
Illel Kieser
Créé le 3 mars 1997
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