« C’est la première fois que j’ai affaire à une agression de ce genre. On ne s’est pas attaqué à Nouredine pour son origine maghrébine, mais spécifiquement pour sa religion musulmane. Cette agression est révélatrice de la montée du sentiment anti-musulman en France ». On peut noter l’asymétrie entre la relative indifférence qui entoure cette affaire et le traitement réservé à l’agression, qualifiée d’antisémite par le parquet, du jeune Rudy, passé à tabac dans le XIXe arrondissement de Paris au mois de juin, qui avait immédiatement soulevé une vague d’indignation.
Le 11 septembre 2001 signe, pour l’Islam, le début d’un processus de rejet et de méfiance dans tous les pays industrialisés. Si aux USA et au Canada, la suspicion s’est peu à peu estompée, il demeure à l’égard des populations de confession musulmane un rejet rampant et multiforme. En Europe le risque de rejet est plus manifeste, il s’exprime à tous les étages de nos sociétés, dans les débats culturels mais aussi jusque dans les quartiers et, bien entendu, dans les commissariats, car la manifestation ostensible d’une différence de religion est vécue comme une provocation, ce qui est moins le cas sur le continent Nord-Américain ou les multiples courants religieux s’affichent volontiers, pourvu qu’ils respectent les lois fondamentales de la fédération. Pourtant, il se pourrait bien que l’Islam nous offre des modèles pour affronter les catastrophes écologiques et sociales qui s’annoncent.
On parle beaucoup de civilisation : projet de civilisation, choc des civilisations, enjeu de civilisation, etc. civilisation s’oppose à barbarie et s’accompagne du « Progrès », entendons par là une évolution technologique pour plus de confort. Cela semble avoir un sens mais qu’en est-il vraiment ? Comment l’humain peut-il vivre en société et à quelles conditions ? Ne devrions-nous pas revenir sur les fondements de toute "civilisation" ?
Incontestablement, Hamid Medjahed est l’un des compositeurs qui ont su, par leurs créations, donner ses lettres de noblesse à la musique kabyle. Son nom reste, certes, étroitement lié à des œuvres monumentales mais aussi à des noms d’illustres artistes tels que la diva à la voix d’or, Nouara ou encore les légendes, plus que jamais vivantes que sont Matoub Lounès, Taous Amrouche, Ben Mohammed... Hamid Medjahed c’est enfin ce nom qui se confond intimement à la célèbre émission « Icennayen uzekka » (Chanteurs de demain) qu’il a animé d’une main de maître, vingt ans durant à la chaîne II de la radio algérienne, jamais complaisant mais généreux en enseignements. C’était une école pour les « graines de stars » qui, pour évaluer leurs capacités artistiques, s’y rendaient pour affronter le maître « omnipotent », craint mais adulé à la fois.
Une enquête Contexte de la sexualité en France (CSF) de 2006 a demandé aux personnes interrogées si elles avaient subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives au cours de leur vie, comme l’avait fait en 2000 l’enquête nationale sur les violences sexuelles envers les femmes en France (Enveff).
L’épouse de feu Mongo Beti a publié, en début d’année, un ouvrage qui démasque l’idéologie et la pratique française de l’esclavagisme et du racisme. Ambroise Kom en présente la trame. Les intellectuels, la classe politique française et l’Eglise de nouveau sur la sellette.
c’est le 10 Mai 2001, au terme d’une âpre bataille législative, que le Sénat avait adopté, en seconde lecture, la loi dite Taubira, reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité.
L’Institut du Tout-monde vous propose de célébrer, pour cette année 2008, et en marge des autres cérémonies et hommages, les mémoires des esclavages des Amériques et de l’océan Indien et de leurs abolitions, en commentant, critiquant, complétant le texte suivant d’Édouard Glissant, par des lectures, discussions, mises en espace, par des échanges de documentation avec les musées, centres et festivals portant sur le même sujet, par des traductions de fragments dans d’autres langues, et ceci dans toutes les occasions, individuelles ou collectives, où vous pourriez vous trouver, en public ou en privé, pendant le mois de mai 2008, et particulièrement le 10 de ce mois. Cette commémoration nomade et diffractée en préparera d’autres, permanentes et partagées, ainsi que les publications qui s’y rapporteraient.
Outre ses brillantes études, elle est en passe de faire des londoniens, en manque d’exotisme, des férus des rythmes méditerranéens, et de Londres, une métropole qui danse. La danse est pour Yasmine Larbi-Cherif, la prodige de Béjaïa, ce que l’eau est pour la vie.
Riches et sémillantes analyses : d’une série de rêves d’un quinquagénaire en analyse chez Jung, celui-ci les partage avec des participants avertis en sollicitant et développant leurs contributions. Ces notes sont un éclairant témoignage de l’interprétation junguienne des rêves.
Depuis le discours de Dakar du Président Français, bien des polémiques niassent sur le web à propos de l’archaïsme de l’Afrique et de ses populations. Des préjugés que l’on croyait disparus refont surface, preuve qu’ils rampaient en sourdine, attendant de pouvoir alimenter de nouvelles rumeurs et pour rassurer l’arrogante conscience blanche de sa suprématie universelle. Nous présentons ici l’article de Paul Mombelli à propos de ce qui fut injustement une énigme : The Great Monument Zimbabwe.
De la trêve toujours rêvée, jamais réalisé entre les deux grands rivaux d’Afrique du Nord. Rivalités où les peuples n’ont jamais voie au chapitre. Halim Akli analyse les dessous d’un conflit larvé, qui cache mal la répression des singularités ethniques.

