La suprématie américaine n’est pas seulement militaire ou économique. Dans le domaine des mœurs, là où se définissent les normes, insidieusement des réseaux financiers très puissants tentent avec succès d’imposer leur conception de l’ordre et de la vertu. Définir ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est déviant et ce qui est normal n’est plus du ressort d’une entité transcendante, ce sont des acteurs bien plus intéressés qui le décrètent...
La problématique de la transgression du tabou de l’inceste touche si profond nos sociétés modernes qu’elle suscite de nombreux débats. Mais la sérénité habituelle des échanges entre experts est altérée par les demandes pressantes des victimes à être reconnues mais qui lassent parfois un public largement sous-informé quand ce n’est pas désinformé. L’accès libre à l’information perturbe mais la vérité n’est pas toujours au rendez-vous. Il ne peut qu’en résulter de profonds malentendus qu’il est difficile de réduire sans devoir revenir aux sources, celles du droit, celles de l’anthropologie et celles de la psychiatrie pour comprendre combien il serait important de lancer un vaste débat public et ouvrir un "cahier de doléances".
Face à la pédocriminalité intrafamiliale, nous sommes moins démunis que ne le disent certains. Nombreux sont les expériences et programmes qui dévoilent d’autres voies que celle de la pénalisation pour les prédateurs, et du déni pour les victimes.
Les service correctionnels du Canada nous présentent ici une expérience de confrontation dans la dignité
En dehors des informations purement réactives et toujours nimbées d’émotivité et de sensationnel, la question de la pédocriminalité sexuelle est loin d’être véritablement prise en compte. Si certains politiques paraissent s’y intéresser on découvre bien souvent que les dispositions qu’ils impulsent sont plutôt incantatoires, outre qu’elles demeurent d’abord coercitives. Il s’agit d’abord de punir encore plus sévèrement le prédateur - ainsi, un parlementaire italien propose-t-il de castrer ces délinquants. Réprimer et punir satisfont sans doute cette part obscure de chacun, celle qui crie vengeance face à l’innommable. Mais qu’en est-il des victimes, la société prend-elle en compte des dimensions familiales et sociétales de l’atteinte sexuelle faite à des enfants ? Concernant le crime d’inceste, la situation se révèle encore plus obscure, comme si ces victimes posaient encore plus problème au juriste et au législateur. De cet embarras résulte l’exclusion de la victime d’inceste, exclusion qu’elle subira sa vie durant.
Je livre ici une note de lecture qui était d’abord destinée à la rédaction d’un ouvrage sur les peurs contemporaines. Mes commentaires sont en fait des aides mémoire destinés à la rédaction du futur ouvrage. Par conséquent toutes les citations de l’auteur, Norman Cohn, ne sont pas référencées. Que le lecteur veuille bien me pardonner ces imprécisions.
Encore féministes ! s’associe à la réaction de l’association française « Élu/es Contre les Violences faites aux Femmes » (ECVF) à propos des déclarations que le Président du conseil italien Silvio Berlusconi a faites sur le viol.
L’enquête IPSOS/AIVI concernant l’inceste publiée le mercredi 2009-01-28 Alors que l’ « affaire Fritzl », du nom de cette femme autrichienne séquestrée durant 24 ans par son père incestueux, a replacé l’inceste sur le devant de la scène médiatique au début de l’année 2008, et presque quatre années après le rapport Estrosi sur ce sujet, l’AIVI et Ipsos ont souhaité donner la parole aux Français pour connaître leur opinion sur la question de l’inscription de l’inceste dans le droit pénal. En outre, à l’heure où il n’existe pas de statistiques nationales en matière d’inceste, l’AIVI et Ipsos ont cherché à savoir si les Français avaient déjà été confrontés à cette situation, et de quelle manière ils y avaient fait face. C’est pourquoi Ipsos a interrogé les 16 et 17 janvier par téléphone 931 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
La députée UMP Marie-Louise Fort présente un rapport devant le Parlement pour la mise en place d’un cadre pénal plus précis concernant le crime d’inceste... Dans le même temps un sondage IPSOS énumère le nombre de victimes, une première en France.
La pensée négationniste est-elle vraiment finie comme le prétend Michel Wieviorka sur Rue89 ? Rien n’est moins sûr. N’est-elle pas plutôt en d’autres lieux que là où on pensait la trouver autrefois ?
Un débat serpente sur le web à propos du journalisme citoyen comparé au journalisme classique des médias que l’on connaît. Des blogueurs vont même jusqu’à affirmer « C’est évident que les blogueurs sont de meilleurs journalistes que les pros ! » (Vendredi n° 10 dernière page)
Une fois n’est pas coutume, le dicton trouve toute sa raison d’être en la personne de l’étoile montante de la chanson kabyle, Mohamed Allaoua ; propulsé au devant de la scène avec la vague des pousseurs de chansonnettes et des « spécial fêtes » dont les opus ; des raccommodages systématiques pour combler un déficit flagrant de créativité, des assemblages musicaux sans âmes exécutés sur des rythmes folkloriques emballant des textes sans prétention autre que l’incitation à la danse du même registre, ne sortent (opus) qu’à l’arrivée de l’été, saison festive par excellence, conférant ainsi à cette catégorie de chanteurs une réputation mitigée de chansonniers des cérémonies familiales.
La Suisse vient, par le vote d’une initiative populaire, de supprimer toute prescription pour les crimes pédosexuels. Si le projet adopté semble imparfait, voire imprécis c’est une victoire surprenante pour la cause des défenseurs des victimes de pédocriminalité. Que l’imprécision du texte fasse débat est une bonne chose car, pour la première fois en Europe, un peuple décide d’initier un débat sur un thème qui le concerne. Voilà pourquoi la classe politique suisse est plutôt sonnée par ce résultat.
Cette vidéo a été enregistrée à partir d’un studio mobile, c’est un artiste de rue de Santa Monica, en Californie, qui interprète la chanson Stand By Me, celle-ci est ensuite reprise par divers artistes dans le monde. Le tout est finalement mixé.
Le réseau T.E.R.R.A. a pour finalité de stimuler la production des connaissances en sciences sociales sur un domaine délaissé à plus d’un titre et saturé dans l’espace public par les idéologies et les croyances : celui des migrations forcées, de l’accès aux territoires refuges, des caractéristiques, situations et conditions de vie des exilés, du droit et des politiques publiques de l’asile, des mobilisations sociales relatives aux exilés et à l’asile.
C’étaient des timazighin. Yasmine était une étoile montante dans la danse, sa sœur une pianiste et une guitariste ! Dans leurs pratiques artistiques, l’affirmation de leur identité est omniprésente.
L’approche juste du monde complexe qui est le nôtre s’ouvre, en apparence, sur des perspectives sombres. Nous croyons avoir perdu toute forme de repères dignes de guider des voies d’investissements politiques ou sociaux. Cette perte n’est, en fait, qu’apparente car il nous reste le formidable moteur de nos convictions et un lieu d’exercice et d’action : notre environnement immédiat.
Entendement populaire ou définition savante, le concept de culture, associé à celui de civilisation, a suscité, depuis sa naissance et lors de ces trois derniers siècles, de nombreux débats houleux. Il existe une compréhension populaire du terme qui paraît évidente tant le mot recouvre une réalité qui va de soi.
« C’est la première fois que j’ai affaire à une agression de ce genre. On ne s’est pas attaqué à Nouredine pour son origine maghrébine, mais spécifiquement pour sa religion musulmane. Cette agression est révélatrice de la montée du sentiment anti-musulman en France ». On peut noter l’asymétrie entre la relative indifférence qui entoure cette affaire et le traitement réservé à l’agression, qualifiée d’antisémite par le parquet, du jeune Rudy, passé à tabac dans le XIXe arrondissement de Paris au mois de juin, qui avait immédiatement soulevé une vague d’indignation.

